Voila qui remonte le moral. Je commençais à me demander ce que je fous ici, en Ecosse. Il pleut, il fait froid, il fait nuit à 15h30. Et il y a du vent (mais ça j’aime bien !). Et bien, la réponse, je l’ai (re)trouvée sur le site du journal Le Monde.
L’Ecosse se veut championne de l’électricité “propre”
Le gouvernement régional écossais a revu à la hausse, le 27 novembre, ses objectifs en matière d’énergie renouvelable. Le ministre de l’énergie, Jim Mather, a annoncé, qu’en 2020, la moitié de l’électricité produite par l’Ecosse devra être d’origine solaire, éolienne, marine, végétale, géothermique ou hydraulique, contre un peu moins de 20 % aujourd’hui. A titre de comparaison, moins de 5 % de la production d’électricité dans l’ensemble du Royaume-Uni est d’origine renouvelable, une part qui atteint 12 % en France.
Jusqu’à présent, l’objectif écossais pour 2020 était fixé à 40 %. Plusieurs éléments ont poussé à sa révision. D’abord, l’Ecosse est en avance sur son plan de marche, qui prévoyait 18 % d’électricité d’origine renouvelable en 2010. Ensuite, l’énergie est un enjeu qui revêt en Ecosse “un aspect nationaliste”, selon Olivier Dubrule, directeur du centre de recherche de Total installé à Aberdeen. Il ne déplairait sans doute pas au Parti national écossais (SNP), au pouvoir à Edimbourg depuis mai, de donner la leçon à Londres. Le gouvernement régional a d’ailleurs répondu sèchement, en octobre, à la consultation lancée par les autorités britanniques sur l’avenir du nucléaire, assurant que le Royaume-Uni ferait preuve d’une “désastreuse myopie” en adoptant une politique favorable à ce type d’énergie.Surtout, “l’Ecosse a une tradition énergétique forte et doit compenser le déclin inéluctable de l’extraction du pétrole de la mer du Nord”, rappelle M. Dubrule. Les énergies renouvelables – et notamment son potentiel éolien et marin – lui donnent l’occasion de rebondir. Comme le dit Neal Rafferty, conseiller au sein du gouvernement régional, “il y a là une opportunité stratégique gigantesque”.
Gilles van Kote
