Yesterday, une bande d’étudiants français se promenait dans les rues d’Edinburgh, l’air dépité après la défaite subie par l’équipe de France de soccer contre l’Ecosse. Une défaite d’autant plus difficile a accepter que le match aurait du être remporté par notre équipe nationale de notre avis unanime (cocorico) et que nous l’avons vue dans un pub, rempli de nombreux écossais, tous joyeux et rigolars (nous avions pris le soin d’aller voir le patron auparavant, pour savoir s’il ne se formaliserait pas de la présence d’une quinzaine de Francais… Il nous a répondu : “Of course not, we fucking keek you off !”) .
Une bande qui déambulait disais-je et qui se dirigea vers Mac Ewan, car l’un d’entre nous avait entendu parler d’une soirée Ceilidh. Quelle aurait été notre erreur si nous avions décidé après hésitation de ne pas payer les trois livres de l’entrée !
MacEwan, un très vieux batiment de l’université, où nous avons été reçus il y a quelques jours avec tous les internationaux…

Débarassé des chaises au centre, il devient une très belle piste de danse. 4 musiciens d’une bonne band, et c’est parti ! Incroyable ! 300, 400 peut etre plus, personnes qui dansent toutes les unes avec les autres. Au debut de chaque morceau, l’orchestre explique ce qu’il faut faire, et les Ecossais dans la salle nous montrent et nous aident. Et puis c’est parti ! Des danses à 2, 4, 6, 8, des groupes qui se scindent et se mélangent toutes les 8 mesures, on change de partenaire, puis on le/la retrouve… La danse qui m’a le plus impressionné : deux rangées, les garcons d’un coté les filles de l’autre. On démarre avec sa/son partenaire à un bout : on tourne tourne puis on se lache pour attraper le bras d’une fille/d’un garcon qui est sur le bord en train de taper des mains, on tourne bras dessus bras dessous, puis on rattrappe son cavalier/sa cavalière, on tourne bras dessus bras dessous et on recommence comme ça, passant dans les bras de tous les gracons/toutes les filles, mais en retrouvant à chaque tour sa cavalière/son cavalier. Et on fait ça avec 100, 200 personnes peut-etre… crevant !
Quel regret de ne pas avoir l’appareil photo à ce moment ! Extraordinaire, unique… la bande de petits français ressort enchantée (certains envisagent de s’inscrire à la société de Ceilidh), et a déjà pardonné à l’Ecosse sa victoire sur la France.